ChromoGenics se lance à la conquête du marché nord-américain
Les bâtiments canadiens font face à une pression accrue leur imposant de concilier lumière naturelle, performance énergétique et confort intérieur. Les projets intégrant de grandes surfaces vitrées sont à la fois exposés à des hivers extrêmement froids et à des températures estivales en hausse, ce qui nécessite désormais une approche plus poussée de la régulation thermique. Dans le cadre de son expansion à l’international, ChromoGenics, entreprise suédoise spécialisée dans les technologies du verre, renforce sa présence sur le marché nord-américain avec l’arrivée d’Olivier Corbeil, spécialiste reconnu dans le secteur.

Une affinité naturelle avec le marché canadien
Qu’ont en commun la Suède et le Canada, outre leur passion pour le hockey sur glace et leurs forêts à perte de vue ? Les deux pays évoluent dans des conditions climatiques qui imposent des exigences particulièrement élevées sur l’architecture moderne. Avec plus de 15 ans d’expérience dans la fabrication, l’installation et le développement commercial auprès de grands groupes internationaux tels que Saint-Gobain, il a pu constater les limites du secteur.
« Je crois depuis longtemps au potentiel du vitrage électrochrome, mais nombre de systèmes se sont révélés difficiles à répliquer à plus grande échelle. Des dimensions fixes et des modèles de production fortement centralisés ont souvent limité les possibilités concrètes offertes par cette technologie aux architectes et aux ingénieurs de façades », explique Olivier Corbeil.
Un modèle évolutif fondé sur une production locale
ChromoGenics adopte une approche différente pour répondre à ces problématiques d’extension. Plutôt que de gérer l’ensemble de la chaîne de production en interne, l’entreprise fournit son film dynamique ConverLight® à des transformateurs de verre régionaux, qui assurent ensuite le laminage et l’assemblage des unités finales en local. Ce modèle décentralisé permet aux transformateurs de s’appuyer sur des processus existants, tout en offrant aux équipes projet davantage de maîtrise des délais et des dimensions.
« Cette flexibilité change considérablement la donne : les transformateurs locaux peuvent continuer à travailler avec leurs systèmes habituels, tandis que les équipes projet bénéficient d’une liberté accrue dans le choix des fournisseurs et des possibilités de personnalisation », poursuit Olivier Corbeil.
Répondre à la demande de solutions de contrôle solaire plus intelligentes
Le calendrier de cette expansion intervient dans un contexte d’évolution plus large du secteur de la construction canadien. Alors que des villes comme Vancouver renforcent leurs réglementations environnementales, la hausse des températures estivales accroît les besoins en climatisation, à la fois des bâtiments résidentiels et commerciaux. Les architectes continuent de privilégier des surfaces vitrées toujours plus importantes pour maximiser l’apport en lumière naturelle, ce qui pose de nouveaux défis auxquels la technologie doit désormais répondre.
« Les conceptions modernes créent des espaces fantastiques, mais s’accompagnent également de défis liés aux apports thermiques solaires que les vitrages traditionnels peinent à gérer sans faire de compromis sur la transparence », explique Olivier Corbeil.
Une solution naturellement adaptée aux latitudes nordiques
Le Canada présentant de nombreuses similitudes climatiques avec la Scandinavie, Olivier Corbeil estime que cette technologie, initialement développée pour les conditions exigeantes présentes en Suède, s’y adapte naturellement. ConverLight permet de gérer l’ensoleillement intense qu’impose l’été sans pour autant renoncer aux avantages de la lumière naturelle et d’une isolation hautement performante pendant les mois d’hiver extrêmement rigoureux.
« Avec des hivers très rigoureux et un ensoleillement intense en été, nous connaissons les mêmes amplitudes climatiques que les pays nordiques. ConverLight offre une solution élégante qui réduit considérablement les apports thermiques tout en consommant un minimum d’énergie, ce qui en fait une technologie particulièrement pertinente pour l’avenir de la construction durable au Canada », note-t-il.
Dépasser les compromis traditionnels
Historiquement, les bâtiments disposant de grandes surfaces vitrées obligeaient les propriétaires à privilégier un facteur plutôt qu’un autre, à savoir efficacité énergétique, confort ou vue dégagée. Souvent, les systèmes de protection solaire traditionnels obstruaient la vue afin d’économiser de l’énergie, tandis que le verre transparent entraînait des situations de surchauffe. Olivier Corbeil estime que le secteur n’est plus disposé à accepter ces compromis.
« Aujourd’hui, les attentes sont plus élevées ; les façades doivent contribuer à la performance énergétique et au confort sans pour autant donner l’impression que les espaces intérieurs sont coupés du monde extérieur », poursuit-il.
Une demande motivée par l’expérience des occupants
Au cours de l’année à venir, ChromoGenics et Olivier Corbeil s’attacheront à nouer des partenariats avec des consultants en façades, des architectes et des promoteurs immobiliers à travers l’Amérique du Nord. Selon Olivier Corbeil, les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’immobilier tertiaire devraient être particulièrement concernés, la qualité de l’environnement intérieur ayant un impact direct sur les performances opérationnelles et la valeur des bâtiments.
« Les façades ne sont plus considérées comme de simples enveloppes statiques, mais comme des systèmes intelligents actifs qui influencent le confort, la consommation d’énergie et la qualité globale d’un bâtiment », conclut-il.